Virgin Black : Requiem Fortissimo, 04/11/08-45-2008
| Note générale (weighted) |
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5.0 |
| Musicalité
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5.0 |
| Originalité
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5.0 |
| Feeling
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5.0 |
| Production
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5.0 |
| Durabilité
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5.0 |
| Artwork |
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4.0 |
Requiem Fortissimo, dernier essai des australiens de Virgin Black, a bien du surprendre les fans du groupe vu le fossé énorme qu’il crée par rapport à ses précédentes réalisations. S’eloignant du Doom/Gothic/Symphonic Metal, cette œuvre se classe dans un registre Death/Doom Metal. Je n’irai pas à dire que ça ressemble à certains titres de My Dying Bride mais ça cadre un peu avec l’intro de « The Bitterness And The Bereavement » mais en beaucoup plus fort.
L’album porte bien son nom. L’intro est à elle seul la démonstration de cette violence de l’œuvre qu’est Requiem Fortissimo. 22 secondes de batterie rugissante. Les riffs qui s’en suivent vous pénètrent tels des poignards Le son est massif, lourd, lent et allié a un chant Growlé qui en déstabiliserait plus d’un. Loin de son chant Clean habituel, Rowan London nous emporte dans une ambiance pesante, celle d’une âme en peine qui crie son désespoir.
Le chant féminin quant à lui ne s’est exprimé qu’en chœurs et sur certaines parties dont la durée est négligeable si l’on compare avec l’omniprésence du vocal Death. On remarque aussi une forte similitude entre Mezzo Forte et Fortissimo au niveau des paroles. Certaines d’entres elles ont été répétées mais cela n’empêche pas que le thème de ce dernier soit plus tourné vers la mort.
Pour ce qui est du côté structurel de la musique, il se peut que l’on fasse le rapprochement avec Requiem- Mezzo Forte si l’on s’attarde un peu à répertorier les riffs que contient ce Fortissimo. Et même si le son nous semble surpuissant, il n’en reste pas moins familier. Mais étant dans la même lignée que son prédécesseur il fallait bien cela. Tel le Boléro de Ravel, Requiem – Fortissimo va crescendo tout en ne se différenciant pas (trop) de ce qui le précède.
Mais Fortissimo ne signifie point vide de mélodie. Sur cet opus, Samantha Escarbe n’a pas été trop submergée de solos éreintants, elle s’est contentée de nous pondre des mélodies tristes caractérisées par leur lenteur. Et cette mélodie est bien mise en valeur avec les petites incursions orchestrales plus que timides. Il en est de même pour tous les autres instruments et même la batterie sur une grande partie des titres, même si elle nous réserve certains moments hallucinants de double pédale comme sur le titre Silent.
Tout au long de cet album nous sentons la souffrance transmise par le vocaliste masculin et la douce voix, féminine, mortelle, qui l’enfonce encore plus. Six titres qui nous content l’agonie d’une âme, et finalement, sa mort avec le très explicite « Forever ».
Ce magnifique album vient renforcer Requiem – Mezzo Forte, premier volet de la trilogie sorti en 2007, et dont les échos ont été plus que bons. Il ne reste plus qu’à attendre la sortie de Requiem Pianissimo, pour pouvoir écouter la trilogie macabre dans le bon ordre (Requiem – Pianissimo, Requiem – Mezzo Forte, and Requiem – Fortissimo).