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Opinions écrites par M.G.B.S.

 Destinity - The Inside,  04/28/08-48-2008

Note générale (weighted)
4.1
Musicalité
4.0
Originalité
4.0
Feeling
4.0
Production
5.0
Durabilité
4.0
Artwork
4.0
Après une absence qui aura duré 3 ans, les Lyonnais de Destinity reviennent en force avec "The Inside", un nouvel opus qui dépasse de très loin leur "Synthetic Existence", qui n’avait pas grand chose à se reprocher... Eh oui, la Scandinavie n’a qu’à bien se tenir, car des formations Françaises telles Destinity nous surprennent de plus en plus et depuis longtemps.

Certes Destinity a été influencé par les Scandinaves au niveau de la composition. Le groupe nous réserve une panoplie d’influences prestigieuses. On y trouve notamment du Arch Enemy, un peu d’Hypocrisy parfois. Le résultat est un Death Metal à la fois violent et peu monotone. Entre solos divers et variés, interludes symphonique et des contre temps à gogo. Le groupe n’est pas tombé dans le piège de la facilité, il s’est bel et bien défoncé pour nous donner un plaisir fou à l’écoute de cet album. Le chant Growlé renforce une atmosphère violente et malsaine tandis que le chant en clair fait miroiter un break qui n’en sera jamais vraiment un. Le tout est accompagné par une batterie qui pue la hargne à plein nez. Il faut vraiment haïr sa batterie pour la défoncer autant !!! Les guitares quand à elle ne font pas dans la simplicité. Nous avons droit à une avalanche de riffs dans chaque titre. Elles fricotent avec le Death Technique et ça donne un effet des plus appréciables. Parfois sur certains passages elles nous rappellent Lamb Of God tant le rythme est saccadé et le son puissant ! Les solos que nous réservent tous les titres sont absolument magnifiques, superbement bien placés et se classent dans un registre plus Thrash que Death. La basse quand à elle se distingue par son jeu net, rien à dire de plus. Pas d’interludes propre à elle, ce qui aurait peut être donné une touche plus technique à cet album qui l’est déjà assez. De toute évidence le break que le groupe a pris lui a permis de s’approfondir côté composition et nous pondre ainsi une œuvre que l’on peut qualifier de magistrale. La maturité atteinte par cette formation nous laisse espérer des réalisations de plus en plus évoluées et toujours aussi puissantes. En tous cas, cette fois ils n’ont pas raté leur come-back… Avec des titres tels " Still Remember" , "Inhuman Corrosive Report", "Ready To Leave" et "Escaping Reality" garantissent des sensations fortes à gogo !

Cet album devrait faire émerger Destinity et bien les faire connaître sur la scène internationale. Ils l’ont bien mérité en définitive !

"The Inside" est un album ravageur, à la limite assassin. Le genre d’album sur lequel on commettrait bien un génocide ! A écouter en urgence…


 Virgin Black : Requiem Fortissimo,  04/11/08-45-2008

Note générale (weighted)
5.0
Musicalité
5.0
Originalité
5.0
Feeling
5.0
Production
5.0
Durabilité
5.0
Artwork
4.0
Requiem Fortissimo, dernier essai des australiens de Virgin Black, a bien du surprendre les fans du groupe vu le fossé énorme qu’il crée par rapport à ses précédentes réalisations. S’eloignant du Doom/Gothic/Symphonic Metal, cette œuvre se classe dans un registre Death/Doom Metal. Je n’irai pas à dire que ça ressemble à certains titres de My Dying Bride mais ça cadre un peu avec l’intro de « The Bitterness And The Bereavement » mais en beaucoup plus fort.

L’album porte bien son nom. L’intro est à elle seul la démonstration de cette violence de l’œuvre qu’est Requiem Fortissimo. 22 secondes de batterie rugissante. Les riffs qui s’en suivent vous pénètrent tels des poignards Le son est massif, lourd, lent et allié a un chant Growlé qui en déstabiliserait plus d’un. Loin de son chant Clean habituel, Rowan London nous emporte dans une ambiance pesante, celle d’une âme en peine qui crie son désespoir.

Le chant féminin quant à lui ne s’est exprimé qu’en chœurs et sur certaines parties dont la durée est négligeable si l’on compare avec l’omniprésence du vocal Death. On remarque aussi une forte similitude entre Mezzo Forte et Fortissimo au niveau des paroles. Certaines d’entres elles ont été répétées mais cela n’empêche pas que le thème de ce dernier soit plus tourné vers la mort.

Pour ce qui est du côté structurel de la musique, il se peut que l’on fasse le rapprochement avec Requiem- Mezzo Forte si l’on s’attarde un peu à répertorier les riffs que contient ce Fortissimo. Et même si le son nous semble surpuissant, il n’en reste pas moins familier. Mais étant dans la même lignée que son prédécesseur il fallait bien cela. Tel le Boléro de Ravel, Requiem – Fortissimo va crescendo tout en ne se différenciant pas (trop) de ce qui le précède.

Mais Fortissimo ne signifie point vide de mélodie. Sur cet opus, Samantha Escarbe n’a pas été trop submergée de solos éreintants, elle s’est contentée de nous pondre des mélodies tristes caractérisées par leur lenteur. Et cette mélodie est bien mise en valeur avec les petites incursions orchestrales plus que timides. Il en est de même pour tous les autres instruments et même la batterie sur une grande partie des titres, même si elle nous réserve certains moments hallucinants de double pédale comme sur le titre Silent.

Tout au long de cet album nous sentons la souffrance transmise par le vocaliste masculin et la douce voix, féminine, mortelle, qui l’enfonce encore plus. Six titres qui nous content l’agonie d’une âme, et finalement, sa mort avec le très explicite « Forever ».

Ce magnifique album vient renforcer Requiem – Mezzo Forte, premier volet de la trilogie sorti en 2007, et dont les échos ont été plus que bons. Il ne reste plus qu’à attendre la sortie de Requiem Pianissimo, pour pouvoir écouter la trilogie macabre dans le bon ordre (Requiem – Pianissimo, Requiem – Mezzo Forte, and Requiem – Fortissimo).


 Septicflesh : Communion,  03/12/08-12-2008

Note générale (weighted)
4.6
Musicalité
5.0
Originalité
5.0
Feeling
4.0
Production
4.0
Durabilité
4.0
Artwork
4.0
L’Olympe n’est plus dépeuplé. Le divin quatuor qu’est Septic Flesh s’est reformé, et c’est dans l’euphorie la plus totale que j’ai découvert le successeur de l’excellent "Sumerian Daemons".
Toujours aussi sombre, mystique et à la limite surnaturel, ce que nous propose le groupe sur cette œuvre intitulée "Communion" est tout simplement une musique tout autant extrême que symphonique. Il est à noter d’ailleurs que Septic Flesh n’a pas lésiné sur les moyens pour nous offrir cet opus. Pas moins de 80 musiciens et 32 choristes de l’orchestre philharmonique de Prague ont ajouté leur touche, sous la bienveillante direction de "Chris Antoniou" le Guitariste/Sampler du groupe.

Mais la symphonie ne serait rien si il n’y avait pas la musique si caractéristique de "Septicflesh". Un style toujours aussi à cheval entre Death, Black et Atmospheric Metal. Passant merveilleusement bien des parties extrêmes à des interludes beaucoup plus sombres et pesants. Une dualité qui a fait le succès de ce groupe, qui à l’instar de beaucoup d’autres n’a pas raté son come-back. Ce qui est le plus perceptible c’est la variété à laquelle nous avons droit tout au long des titres. Aucune mélodie ne dure bien longtemps, les rythmes sont très changeants et une partie violente ne dure jamais plus de quelques mesures pour céder la place avec fracas à un interlude plus ou moins violent, mais toujours aussi éblouissant. Les blast beats sont énormes et la batterie n’est pas tombée dans le piège de la rapidité monotone. Les roulements fusent de partout et nous ne pouvons que rester admiratif devant un tel étalage de puissance. Les riffs de guitare sont imprégnés de violence, leur discontinuité n’est faite que pour mieux faire ressortir la touche symphonique pour ensuite mieux la briser. Les interludes de guitare et les solos sont tout sauf rapides, mais ceci n’est point un inconvénient, c’est même une obligation étant donné le registre exploré. Pour ce qui est de la basse elle est loquace mais pas assez évidente à distinguer, mais quand on s’entête un peu à la suivre elle est irréprochable au niveau du jeu.

Communion ne fait pas tache sur la discographie du groupe et reproduit très bien la recette qui a fait le succès de "Esopotron", "Revolution DNA" et "Sumerian Daemons". Des vocaux incroyablement effrayants en Harsh et sombres en clean. L’ambiance générale dégagée par l’album est plus Dark que tous les films d’horreurs que l’on peut voir en une vie. D’ailleurs il y a de quoi alimenter l’industrie hollywoodienne pour au moins une décennie avec ce génialissime "Communion".
Les thèmes habituels sont abordés dans cet album. L’occultisme et la mythologie se taillent la part belle et donnent à la musique une excellente touche païenne. Entre autres, le thème récurrent de leurs lyrics n’est point absent. La Mésopotamie répond encore une fois présente, et après les incontournables "Sumerian Daemons" et "Mechanical Babylon" nous avons droit à "Babel’s Gate" et "Persepolis" sur cet opus. Mais ils ne s’en tiennent pas là et explorent encore plus le registre Païen avec le titre "Annubis" par exemple.

Aucun titre n’est à prendre à part et personnellement je n’ai pas vraiment pu en sélectionner un ou plusieurs qui pourraient être qualifié(s) de meilleur(s) titre(s) et c’est là la force de cet opus. L’album est à écouter et réécouter sans cesse, vous ne vous en lasserez pas… Vous y deviendrez accro !


Dernière mise à jour: 03/12/08-00-2008



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Commentaires

Koorpiklaani
trop bon group 8)
04/07/08 19:37 plus...
par jerem1990

Septicflesh
Yep!nice shot le MGBS, félicitations,...
03/05/08 00:49 plus...
par Mephisto

Festival Méditerranéen de la...
L'article date du 22/08/2007 depuis il...
18/03/08 19:19 plus...
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ABBA en deuil
erff c'est bien malheureux de finir de...
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