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Opinions écrites par Mephisto

 Vanden Plas - Christ.O,  08/06/07-59-2007

Note générale (weighted)
4.1
Musicalité
4.0
Originalité
3.0
Feeling
5.0
Production
5.0
Durabilité
5.0
Artwork
4.0
La première chose qui me vient à l’esprit en évoquant le métal progressif serait des virtuoses jouant des solos interminables, une atmosphère surplombée dû à un excès de claviers, bref, tout ce qui pourrait vous rappeler un standard du genre. Mais bien évidemment, il existe des exceptions à côté de Symphony X, Dream Theater & Co, et comme exemple je citerai Vanden Plas, le groupe qui m’a incité à écrire cette chronique.
Cette formation allemande active depuis 21 ans ne tient que 5 albums à son actif, et d’après mon écoute du dernier album « Christ.0 », espacé de 4 ans d’intervalle de son prédécesseur « Beyond daylight », je dirai que Vanden Plas a sacrifié la quantité pour la qualité et le résultat est fort satisfaisant.
Passant outre la pochette d’album symbolisant ,à mon avis, ce qui pourrait être un comte tenant en main un revolver fumant, je m’aperçois de la qualité du travail fourni par le quintet allemand ; les arrangements orchestraux et les effets sonores utilisés moulent avec bienséance le corps mélodique des compositions. La production joue un rôle phénoménal et ce, en ajustant les instruments de manière à laisser vibrer harmoniquement et avec flexibilité ; chant, guitares, batterie, basse et effets sans étouffer les uns ou privilégier les autres.
Le génie de cet amalgame est nourri sans doute par l’influence et l’engagement des membres de Vanden Plas dans le théâtre allemand ainsi que les side-projects, notamment Missa Mercuria (à travers lequel j’ai pu découvrir cette gemme rare).
En m’avançant dans l’album je m’aperçois que le thème essentiel se focalise sur l’œuvre d’Alexandre Dumas « Le comte de Monte cristo », provoquant encore plus votre imagination déjà stimulée par ces tissues progressifs de haute gamme et vous incitant avec ferveur à vous évader.
Je suis épaté et ému par le chant soft et puissant de Andy kuntz qui reste invincible devant la distorsion enragée des guitares et la fureur des claviers, même s’il me rappelle des fois la voix de James Labrie comme dans la ballade « Lost In Silence », il arrive à conserver, avec un professionnalisme déroutant, son timbre originel .
En conclusion, j’encourage tout les fans de Métal Progressif à savourer ce chef d’œuvre et inciter chaque fan de musique à écouter ce qui pourrait être le début de son histoire d’amour avec le Prog.


 Behemoth - The Apostasy,  08/06/07-16-2007

Note générale (weighted)
3.9
Musicalité
4.0
Originalité
4.0
Feeling
4.0
Production
4.0
Durabilité
3.0
Artwork
3.0
Bien Celé du côté de la Baltique depuis 1991, le titan polonais sciemment élevé par Nergal revient délivrer sa nouvelle merveille appelée « The Apostasy ».
L’évolution de Behemoth était avisée et attentive aux vagues de styles qui faisaient constamment éruption et prenaient les devant de la scène métal. Ainsi , le groupe s’est détaché du sombre black métal de ses débuts pour se consacrer de plus en plus au death métal technique.
Pas difficile donc de deviner que ce nouvel opus est du death métal finement confectionné à partir d’une gamme joignant technique et mélodie. De plus, un changement bien lucide s’est effectué au niveau des compositions comme si Nergal voulait noter son autonomie de l’influence de Nile et Nomad avec de nouvelles structures hybrides synthétisées essentiellement à partir de mélodies orientales, à noter « at the left hand ov god » comme exemple, ajoutant ainsi plus de vitalité aux paroles qui virevoltent autour de la philosophie païenne, des mythologies mésopotamienne et égyptienne.

Il est à préciser que les fans de « Demigod » reconnaitront facilement l’identité musicale du nouvel album, vu que la distorsion reste la même, la construction des riffs aussi ; rapides, mélodique et techniques, certes, des fois monotones mais qui progressent sobrement selon un itinéraire bien défini. Le chant dans cet album reste fidèle aux catégories death et black métal mais hélas outré d’effets studios. Toutefois, la mention spéciale irait au batteur Orion, qui fait un travail extraordinaire, une véritable armada de blast beats , de double basse et de rythmes déments. En effet, « slaying the Prophets ov Isa » et «Kriegsphilosophie » et « Arcana hereticae » appuieront bien mes dires.
D’autres détails pourraient passer inaperçus mais qui ont un effet moteur sur le son de behemoth et aussi sur les collaborations poussées au delà des horizons du métal comme par exemple la contribution du pianiste Leszek Mozdzer, chœurs et « trumpet trio ».
Ces participations, quoique faibles et déplacées à certains moments, marquent l’expansion du son et la recherche de nouvelles textures sonores.
Pour résumer, je dirai que « The Apostasy » est un des albums les plus solides, décents et réussis de l’année 2007, un must pour tout fan de Black ou Death Métal.


 Disillusion - Gloria,  02/18/07-00-2007

Note générale (weighted)
3.4
Musicalité
3.0
Originalité
4.0
Feeling
3.0
Production
4.0
Durabilité
3.0
Artwork
3.0

Ca fait des mois que je scrute cet album sans pouvoir y trouver une brèche pour saisir ses concepts. Est ce dû à une déception de première écoute? Il parait que je n'en connais pas la juste cause mais je vais essayer d'élucider cette ambiguïté.

 

Il est souvent critique de faire face à un changement de style et sonorité au sein d'un groupe qui s'est identifié brillamment comme humble souverain pour le trône du Death Métal Progressif. Baptisé « Disillusion », le groupe est une véritable armada qui flotte selon les airs de son leader Vurtox.

 

La flottille s'est dévouée au métal extrême depuis 1997, mais n'a fait quête que de quelques démos, un EP sorti en 2001 et un succès énorme nommé « Back to Times of Splendor » sorti en 2004. Durant ces croisades, le son de Disillusion a pris différentes directions ; du death mélodique hantant les démos jusqu'à un Death progressif forgé avec subtilité et dernièrement,

L'attente de la nouvelle approche musicale du groupe a été brisée avec « Gloria » sorti en 2006.

Une brise industrielle se fait sentir dès le premier titre « The Black sea » et s'incruste tout au long de l'album, faisant état d'un changement de style du groupe qui a choisit cette fois-ci de virevolter vers le métal industriel.

Une influence de leurs compatriotes Rammstein est quasi présente, ainsi que des touches à la Depeche Mode et Nine Inch Nails injectées à des doses assez raisonnables pour ne pas faire noyer l'album dans la stérilité artistique.

Le chant a connu une détérioration remarquable, tout est synthétisé et ça devient monotone, quant aux paroles, elles restent très provocatrices avec une ambiguïté qui tend à amplifier la complexité des chansons.

L'image qui vous viendra à l'esprit à ce stade, est celle d'un album dilué, synthétisé et sans intérêts à noter alors que l'ensemble en lui-même reste hétérogène et sillonnant des textures soniques très variées, virant de sweeps minutieux à des accords qui se répètent en passant par des arpèges décemment ajustés et de parties orchestrales arrangées avec un charisme éblouissant, comme dans « Avalanche » jusqu'à des parties d'Acid-jazz comme dans « Aerophobic ». Mais malgré, cette nouvelle résolution, Vurtox n'a pas privé les titres « Untiefen » et « Too many broken Cease Fires » de sa voix gracieuse sans arrangements synthétiques et a su semer ses concepts provocateurs  qui torturent l'auditeur à chercher leurs significations ici et là, notamment dans les titres « Don't Go Any Further » et « Dread It ».

 

Sur l'ensemble du disque, une influence industrielle recouvre l'identité de l'album et ce détail pourrait provoquer une désillusion et créer une polémique parmi les fans, mais ce qui est sur, c'est que « Gloria » commémore un nouveau chapitre dans la musicalité du groupe en invitant ainsi les fans à s'ouvrir encore plus face à cet aspect lunatique du style de Disillusion.

 


Dernière mise à jour: 02/18/07-02-2007



 Novembers Doom - The Pale Haunt Departure,  01/27/07-47-2007

Note générale (weighted)
3.8
Musicalité
4.0
Originalité
3.0
Feeling
4.0
Production
5.0
Durabilité
4.0
Artwork
3.0
Voilà un groupe qui est pour certains totalement inconnu, et pour d'autre une des plus grandes références du Doom Metal. Novembers Doom est né en 1995 d'un projet mélangeant Metal Gothique et Doom. Petit à petit, le style est devenu de moins en moins Gothique et de plus en plus Death. En 2002, To Welcome The Fade fut acclamé par la critique, c'était l'aboutissement de ce groupe. Trois ans plus tard, ils reviennent avec un nouvel album : The Pale Haunt Departure.

A la première écoute, le premier choc est la disparition des voix féminines des anciens albums, il n'y a désormais plus aucun côté gothique. En fait, il s'agit d'un album complètement Death/Doom, le groupe a donc, après le succès de 2002, changé de voie.
L'album n'est composé que de huit chansons, mais la plupart durent 6 minutes, et elles jouent sur la lenteur et l'ambiance forte.

Les paroles traitent d'amour, de tragédie, de bonheur et de désolation; de la manière dont les gens changent avec le temps et s'oublient. L'album se veut mélancolique, et nostalgique. On retrouve parfois les mêmes phrases fortes dans diverses chansons, l'album a une réelle unité. Toutes les chansons ont leurs places. Le groupe joue avec les variations de gammes les plus basiques mais les plus efficaces, qui étonnent en premier lieu mais, placées avec une très grande finesse, donne un côté planant à leurs musiques.



Les deux premières chansons montrent vraiment le côté puissant et novateur du groupe, offrant avant tout des riffs apocalyptiques. Puis vient « Autumn Reflection », une chanson vraiment belle et triste, entièrement chantée. Elle est bâtie sur un schéma simple mais efficace : Introduction acoustique, voix ténébreuse mais vraiment belle, puis une fin grandiose avec les doubles pédales et le piano. Au niveau beauté, ce groupe n'a rien à envier à Opeth, qui lui est souvent comparé, la voix clean est tout aussi travaillée, par contre, Novembers Doom ne dispose pas de la même originalité, ils font les choses plus simplement mais avec efficacité, c'est aussi ce qui fait le charme de l'album.


Les deux chansons suivantes, beaucoup plus Death, sont le pilier rythmique de l'album, des morceaux travaillés, cruels et sombres. Mais le vrai bijoux Doom de l'album se révèle être la chanson suivante : « The Dead Leaf Echo », avec une longue introduction acoustique, puis une partie plus Death, qui se développe vers un riff et un chant beaucoup plus gothique que les chansons précédentes. La beauté est vraiment mise en avant, beaucoup plus que l'intérêt musicale mais si celui-ci est très présent.

« Through A Child's Eyes » est une chanson totalement acoustique qui nous démontre que ce groupe n'a vraiment rien à envier à Opeth niveau beauté. Il est plus lent, plus posé, il laisse le temps aux émotions.

« Collapse of The Falling Throe » est une chanson qui clôt l'album dans la tristesse et l'obscurité, comme il a commencé, mais aussi dans un des riffs les plus beaux, la guitare solo hurlant de désespoir avec l'ensemble de l'orchestre pour clore le tout.

Qu'est-ce que ce groupe a de plus qu'Opeth ? Il est de manière générale beaucoup plus lent, et permet à l'auditeur de se détendre pleinement. Ce qu'il a de plus, c'est la beauté du Doom, des ambiances qui font penser à de très bons groupes de Cold Wave.


 Nile - Annihilation of the Wicked,  01/27/07-39-2007

Note générale (weighted)
4.1
Musicalité
4.0
Originalité
4.0
Feeling
4.0
Production
5.0
Durabilité
4.0
Artwork
4.0
Il est vrai que la scène de Death Métal ne connaît plus vraiment d'innovation et la concurrence féroce entre les groupes les poussent meme à fusionner entre des sous-genres pour impressionner les fans. Cependant, il reste encore une minorité de groupes qui apportent à chaque album une touche d'innovation et d'unicité, et j'aimerais citer en ce contexte le groupe de Death Métal Technique « Nile », qui illustre à mon avis un modèle parfait.

Cette ambitieuse formation a su dès le début de sa carrière se focaliser sur un thème inexploré par les autres groupes ; l'Egypte antique. Même les instruments acoustiques fidèles au moyen orient, ont été employés avec une grande ingéniosité pour recréer une atmosphère sombre et antique. Toutefois, tout au long de son parcours musical, Nile a connu plusieurs changements accompagnant son style mais qui ont contribué à une évolution saine ou plutôt (mal)saine, en effet, depuis la démo en 1994 qui était plutôt du Thrash/Death, le groupe a suivi une démarche plus brutale et technique qui s'est manifesté dans les deux albums « In The Darkened Shrines » et « Black Seeds Of Vengeance », et là après 3 ans de silence, « Annihilation of the wicked » est né en 2005, et je fus longtemps tenté pour faire une chronique à sa faveur.

Je ne peux m'empêcher d'admirer la pochette de l'album, qui illustre un paysage apocalyptique avec au centre un scarabée ailé et épaulé par deux serpents, ça ne constitue en effet, qu'un portail vers un monde mystérieux, mythologique et pleins de papyrus cryptés.

Notre péripétie commence avec le titre « Dusk falls upon the temple of the serpent on the mount of sunrise », un morceau mystique, acoustique et oriental , manifestement inspiré du side project 'Saurian Meditation' du frontman de Nile, Karl Sanders.

Le suspens ne dure que quelques secondes avant d'être surpris par « Cast Down the Heretic », un titre extrêmement technique et brutal qui réunit au chant Karl, Jon et Dallas qui assurent parfaitement à ce post sans pour autant asphyxier les riffs, de plus ce qui m'a plu le plus c'est la magnifique harmonie entre la batterie et la variation de Tempo et enfin un solo qui dure environ 3 minutes.

Une fois le titre achevé, Vient ensuite « Sacrifice Unto Sebek », un titre qui est marqué par une alternance guitares/batterie dans la domination de la chanson le tout bien appuyé par Dallas au chant mais qui ne détourne pas mon attention de « Cast Down' »

Les derniers moments plutôt sereins de « Sacrifice'» laissent place à une intro acoustique sublime de « User-Maat-Re », qui se noie très vite dans un abîme brutal et agressif de riffs enragés et ultras rapide, ce titre plutôt long (09 :15) laisse à admirer le talent de Nile car contrairement à d'autres titres longs tels que « Unas, slayer of the gods », « To Dream of Ur »ou encore « Extinct », il n'y a pas de passages silencieux ou répétitifs.

« The Burning Pits Of The Duat »: un track qui marque un retour aux titres courts et très solides et homogènes, on ne remarque pas de points faibles dans la chanson, le tout est bien composé sans monotonie par rapport à ses prédécesseurs.

'Chapter of Obeisance Before Giving Breath to the Inert One in the Presence of the Cresent Shaped Horns': Le temps de lire le titre et je me suis trouvé soudainement noyé dans une brume de Brutal Death Technique en toute sa splendeur, je suis impressionné par le jeu de batterie et guitares, le batteur sait exactement comment suivre le tempo comme à la fin de la chanson, le tempo est assez bas, et les guitares prennent les commandes avec des riffs assez lents c'est certes enivrant mais ça crée une sorte de monotonie un peu acide.

« Lashed To The Slave Stick » : La chanson avec laquelle j'ai pu découvrir l'album y'a une année de cela, j'aime bien l'ambiance Death classique et technique qui y figurent, néanmoins, l'absence de solo affecte considérablement la qualité du track.

«Spawn of Uamenti» : une courte interlude assez atmosphérique, noyée dans une mare de murmures et de mélodies avec des instruments antiques, c'est bien pour sortir prendre un peu d'air et d'évacuer les riffs qui sonnent encore dans ma tête.

Après le court moment de répit, le titre « Annihilation of The Wicked » fait son entrée imprévisiblement avec des riffs très rapides et dévastateurs, mais qui laissent malheureusement place à une ambiance brutale et heavy avec un tempo assez bas, certes on remarque un autre pic plus loin dans la chanson, mais en général la structure de cette longue chanson est plutôt moins solide que les autres.

Trois coups de Gongs avant que les guitares n'entament en premier « Von Unaussprechlichen Kulten » (des cultes indicibles), je préfère ce titre plus que « Annihilation » le tempo est assez bas certes, d'autant plus que Nile s'éloigne dans ce titre long de 9 minutes de ses thèmes Mythologiques mais les guitares font un travail phénoménal, un solo mortel, un chant plus à l'aise et une outro à la fin qui me rappelle un peu « To Dream of Ur ».

En général, « Annihilation of The Wicked » est une oeuvre très solide et technique , cependant les quelques imperfections culminent dans le fait que la basse est étouffée dans la plupart des passages, et que le risque de jouer des titres Death qui sont considérablement longs s'avère nocif surtout dans la chanson « Annihilation of the Wicked », mais dans l'ensemble c'est l'un des albums Death Métal Technique qui sont innovateurs, ambitieux et qui ne relèvent pas de l'uniformité.


 Agalloch - Ashes Against The Grain,  01/13/07-08-2007

Note générale (weighted)
4.0
Musicalité
4.0
Originalité
4.0
Feeling
4.0
Production
4.0
Durabilité
5.0
Artwork
3.0
Il n'est souvent pas facile d'imaginer la genèse d'un groupe de Folk Métal Atmosphérique dans un pays épaulé par un background qui abonde en groupes de métal extrême .Pourtant, cette formation américaine originaire de l'Oregon a su maintenir son homogénéité sur plus de 10 ans. Et pour preuve, un nouveau né est venu récemment couronner le panthéon d'Agalloch et ravitailler une fois de plus sa notoriété.

Imprudent et m'attendant à un autre chapitre similaire à « The Mantle » ou « Pale folklore », je fus brassé par une brusque brise de changement dès mes premiers pas dans cette nouvelle forêt de mélodies appelée « Ashes Against The Grain ».En effet, le groupe a emprunté un chemin peu prévisible cette fois-ci bien qu'il ait incorporé des éléments propres à son style et qui ont figuré jadis dans les précédents albums mais il faut dire que je trouve ce changement assez bénéfique et décrasse légèrement le teint pale auquel on s'est habitué.
Toutefois, Il est indispensable de préciser que l'album est assez varié tout en restant enchantant et atmosphérique dans ses moindres détails, mais il parait que le groupe a résolument intégré des éléments post-rock réellement prenant et ceci est présent sur « Falling Snow » qui dénonce cette nouvelle approche dans le son d'Agalloch. Outre, la voix claire, la basse et la batterie sont manifestement plus privilégiés et s'accoutument tout au long de l'album à sculpter, en compagnie des guitares, cette nouvelle offrande à la nature.

En me perdant dans ce labyrinthe d'éléments très soigneusement assemblés, je scrute de plus près le squelette de l'album qui me semble composée de trois titans ; « Falling Snow » qui tend vers un son fidèle aux années 70' mais tout en restant progressif avec une batterie et un chant qui ajoutent gracieusement au charme de la chanson, « Fire above, Ice below » ; que je lorgne comme un classique du groupe, une intro folk avec des accords acoustiques très charmants s'harmonisant parfaitement avec la voix claire, le tout imprégné d'influences Doom et Post-Rock, et « Not Unlike The Waves » qui m'a particulièrement ému en empruntant des éléments de plusieurs styles tout en restant homogène et solide ; d'une intro dark ambient qui se noie dans une ambiance rock pour laisser place à des accords folk, mais le plus surprenant c'est le changement de voix qui oscille entre voix claire et Black Métal parfaitement mariées.

L'album se poursuit, sans pour autant se marquer par la monotonie, avec la trilogie « Our Fortress Is Burning » qui incorpore avec un tempo assez bas des éléments mélancoliques de folk/Rock le tout baignant dans une atmosphère Dark Ambient très séduisante et atmosphérique.

Pour clore ma balade, je voudrais témoigner encore du charme des morceaux qui nous projettent dans une rêverie de sentiments et de réflexions bien trempés par le caractère très dark d'Agalloch.
Certes, le changement présent dans cet album pourrait déplaire aux fans mais pour ce qui est de ma part j'apprécie bien cette nouvelle résolution qui aurait été causée par le départ indécis, il y a 10 ans, du groupe à propos de son style et qui l'a incité dernièrement à intégrer diverses couleurs dans sa musique tout en la maintenant bien salubre et imposante.


 Antaeus - Blood Libels,  01/13/07-45-2007

Note générale (weighted)
4.2
Musicalité
4.0
Originalité
4.0
Feeling
5.0
Production
5.0
Durabilité
4.0
Artwork
2.0
J'étais toujours perplexe à l'idée de conquérir le milieu du Raw Black Métal, mais toutefois quelques groupes français, tels que Deathspell Omega et Mütiilation m'ont remonté la pêche en donnant du souffle à une nouvelle vague qui se démarque largement de cette sensation de déjà vu chez les groupes de Black, et ce qui a diminué mon exigence pour inhaler ce mélange, obscure et funèbre, baptisé « Blood Libels » par Le groupe français Antaeus.

On ne peut pas nier que les lyrics virevoltent autour de quelques thèmes inlassablement évoqués tels que l'automutilation, satanisme et haine mais qui s'avèrent indispensables pour un album de Black Métal. Donc, il fallait chercher une autre facette d'originalité et d'innovation, et ce ne fut pas difficile.
En luttant contre ce monstre (qui détient son nom du géant qui s'est opposé à Hercules), je me suis vu aspirer par l'atmosphère saturée de l'album. Des riffs très rapides et acérés qui revêtent un squelette conçu prodigieusement par une batterie enragée et violente et le tout, noyé dans une ambiance industrielle sans abîmer la musicalité ou l'identité de l'album. Et c'est ce qui me pousse à admirer cet arrangement méticuleux des éléments présents dans cet élixir chaotique pour créer un aspect saturé mais cliniquement sain.
La production est bonne et du moins ça a aidé à la prévention d'un son à la Xsathur pour préserver l'identité du groupe.
En outre, l'aspect de monotonie est certes présent mais qui se dissipe progressivement en vue de la clarté du son et de la richesse de l''uvre, qui plaira amplement aux fans de Black Métal innovant et modernisé.



 Dream Evil - United,  01/13/07-23-2007

Note générale (weighted)
3.7
Musicalité
4.0
Originalité
3.0
Feeling
4.0
Production
5.0
Durabilité
3.0
Artwork
2.0
Le milieu plutôt encombré du Heavy/Power ne compte plus sur l'originalité mais sur l'expérience et le talent qui permettraient de rafraîchir les recettes déjà employées pour intriguer les adeptes du genre. Cependant, et en vue de la concurrence coriace où des formations se retirent, d'autres en revanche, continuent de brandir les épées.

C'est le cas de Dream Evil, qui fait sans doute partie des quelques groupes qui ont retenu mon attention. En effet, cette formation suédoise a prouvé une fois de plus que le filon d'or qu'elle suit est loin d'être épuisé et ce par le biais de cet album pharamineux. Je le qualifie ainsi car il a brisé toutes les rumeurs concernant la désunion du groupe, qui a pu respirer après une cruciale période de coma suite au départ du prodigieux Gus G. vers Firewind. Et c'est sans doute pour cette raison que l'album a été baptisé « United ». Ce dernier présente la même recette adoptée dans les anciens albums avec un brin de banalité certes, mais qui renferme avec clémence, une structure classique. Ce constat est vite établi dès les premières chansons ; Fire ! Battle ! In Metal, United ou encore Blind Evil qui exhibent, sans s'intimider, ce tissu bien enjolivé mariant des riffs lourds et compactes de Heavy Métal à des fléchettes aiguisées et enflammés de Power/Speed Métal pour créer un magma de mélodies envoûtantes.
Toutefois, l'album emmure en ses donjons, des power ballades à couper le souffle comme « Love Is Blind » et qui permettent de retirer les fléchettes en attendant de retourner au champ de bataille avec d'autres riffs déchirants et impitoyables épaulés par une batterie sans merci pour former une machine de guerre invulnérable.

Une mention spéciale irait au nouveau guitariste Markus Black qui a assuré à la place de Gus ainsi que le chanteur Niklas Isfeldt avec sa voix mythique.
Peut être que « United » est peint d'une légère couche pale de déjà vu mais ses couleurs sont toujours aussi resplendissantes et saura satisfaire largement un fan de classiques.


 XIV Dark centuries - Skithingi,  12/06/06-58-2006

Note générale (weighted)
4.4
Musicalité
5.0
Originalité
4.0
Feeling
4.0
Production
5.0
Durabilité
5.0
Artwork
3.0
Bien que je ne fais confiance qu'aux groupes que je découvre moi-meme, j'ai essayé de scruter de plus près XIV Dark Centuries qu'une amie m'a recommandé, et je fus bouleversé par l'immense talent d'un groupe underground.

Le son est très similaire à Moonsorrow mais qui varie sur une plage plus large. La profusion et la variété des styles présents sur cet album m'impressionnent mais pas plus que leur arrangement et exécution qui furent très décentes. Je pourrai bien illustrer la transition entre les styles en m'appuyant sur le chant qui passe avec flexibilité pour nourrir avec les fausses/graves voix les éléments indispensables pour des passages adéquats de Black Mélodique ou encore rimer chaleureusement d'une voix claire avec les mélodies folkloriques.
En outre, l'abondance de solos qui parsèment les morceaux, fait monter l'album à un grade plus surprenant et produisent un effet permettant une transition plus lubrifiée et agréable entre les styles.

En outre et malgré ses 14 morceaux, l'album semble bien libre de tout effet de redondance et même que j'y découvre de nouvelles touches à chaque écoute.
En conclusion, j'aimerai recommander fortement cet album aux fans du genre et inciter les curieux à en faire leur portail pour découvrir le Black Métal Folklorique Mélodique.

Dernière mise à jour: 12/07/06-19-2006



 Twilight Ophera - Descension,  12/06/06-59-2006

Note générale (weighted)
3.8
Musicalité
4.0
Originalité
3.0
Feeling
4.0
Production
5.0
Durabilité
4.0
Artwork
3.0
Il est sans doute délicat de s'acharner sur une mine longtemps exploitée dans l'espoir d'en extraire de rares pépites. Mais ne manquant pas de cran, quelques formations telles que Twilight Ophera s'aventurent depuis plus de 10 ans dans les plus sombres donjons pour apprivoiser ce dragon nommé Black Métal Symphonique.

Je ne connaissais pas les 'uvres précédentes du groupe et peut être que la pochette de l'album, qui représente un poulpe géant sur un fond brun avec le titre complet « Twilight Ophera and The Order of The Sanguine Diadem presents : Descension », m'a séduit. Le moment crucial se présente, un passage par le premier titre « Charagma » et je me trouve immédiatement pris entre les tentacules du monstre.
Mais aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai réussi malgré ces vagues sonores attrayantes à me repérer rapidement. Il s'agit bel est bien de black métal mélodique confectionné avec des armatures minutieusement décorées. Après l'époustouflant « Suicide Harlequin », le 4ème titre « Mirage of Moira » vient élever l'estime de l'album à mes yeux. En effet, l'influence de Dimmu Borgir est particulièrement présente, mais le détail le plus fascinant, c'est que les guitares sont mises en avant poste et même que la basse gouverne en underground et maintient avec précision les titres sur les railles, choses qui sont rares pour ce style.

En me penchant de plus près sur la gestion des instruments, j'étais très impressionné par cet effluve exprimé par des guitares embrasées roulant furieusement autour d'une batterie qui s'incline au désir du tempo avec souplesse tout en gardant une allure très puissante et retentissante, l'aspect du black métal symphonique est toutefois conservé avec un clavier qui n'encombre pas l'atmosphère et semble même modeler les chansons en silhouettes ambulantes. Quant au chant, Mikko Häkkinen assure impeccablement en fausse voix mais qui hélas, a besoin de plus de maîtrise coté voix claire.

Ma progression touchant à sa fin, je m'aperçois que le groupe a eu recourt à une tactique ingénieuse ; alors que « Sulphur Spiral » ou « Syn » semblent incorporer des éléments de death métal mélodique, « Wraith Reveries », quant à elle, est teintée d'éléments plus heavy et death , ou encore « silhouettes of Paradox Craft » qui a un aspect plus apocalyptique et orchestral.

Finalement, Ma confusion ayant passé, je me sens resurgir d'un monde parallèle doté de mélodies et paroles extravagantes même si mes chansons favorites de l'album , à savoir « Born Of Brimstone Womb », « Hollow Movements Of Flesh » et « Suicide Harlequin », résonnent toujours dans ma tête et me rappelleront pour longtemps, cet aspect pittoresque qu'enferme l'album dans ses entrailles.


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Commentaires

Koorpiklaani
trop bon group 8)
04/07/08 19:37 plus...
par jerem1990

Septicflesh
Yep!nice shot le MGBS, félicitations,...
03/05/08 00:49 plus...
par Mephisto

Festival Méditerranéen de la...
L'article date du 22/08/2007 depuis il...
18/03/08 19:19 plus...
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erff c'est bien malheureux de finir de...
18/03/08 18:57 plus...
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