Hansi Kûrsch, le leader de Blind Guardian est un de ces rares musiciens qui ne connaissent pas de répit, et travaillent sans relâche pour se dévouer corps et âme à la musique et au bonheur des fans. Le groupe fut quasiment le premier de sa communauté de groupes de Speed épique s'inspirant de la grande oeuvre de Tolkien, à organiser son propre festival : le Blind Guardian Open Air en 2003, et ce juste après la sortie d'un album aussi complexe que « A Night At The Opera » en 2002. Kûrsch trouve pourtant le temps de se consacrer juste après à un nouvel album de « Demons & Wizards », de travailler en parallèle sur son projet légendaire avec Blind Guardian (un album symphonique qui se prépare depuis plus que 10 ans), et de nous sortir en 2006 cette merveilleuse galette qu'est « A Twist In The Myth ».
Mais en vérité, les fans attendaient impatiemment la sortie de cet album, surtout après « A Night At The Opera » qui avec le recul, reste franchement une déception : excessivement complexe, trop condensé et surchargé en éléments musicaux riches, il avait marqué un saut géant vers un univers difficilement digérable pour les fans qui lui préféraient un Power épique aussi riche, mais plus accessible. Aujourd'hui, il ne fait aucun doute que « A Twist In The Myth » satisfait et dépasse toute attente et tout espoir des fidèles du combo.
« This Will Never End » ouvre la galette avec un refrain très catchy. Le titre est certes Speed, mais vire vers un côté Heavy gothique. La voix de Kûrsch étonne, très mélodieuse et se mariant parfaitement avec des choeurs travaillés et bien recherchés tout en étant accessibles. On est loin des choeurs indigérables de l'album précédent. « Otherland » continue sur la même ligne, le refrain est très accrocheur, très varié sur les différentes parties de la chanson, mais sans autant choquer. « Turn The Page » est un titre plus celtique et plus médiéval qui marque un retour aux sources et aux traditions du début en 95. La voix de Kûrsch, toujours aussi directrice et mélodieuse, semble cohabiter de manière hallucinante avec les choeurs. Le refrain est très progressif, catchy, mélodique tout en restant médiéval. On a du mal à décrire honnêtement les sensations que nous procure cet album par ses quelques premiers titres, mais on est tout simplement en présence d'une merveille.
« Fly » est le morceau qui traduit le plus cette capacité hallucinante des allemands à marier parfaitement les éléments modernes et recherchés de leur musique, aux sonorités médiévales et épiques classiques. Ce titre est complexe tout en restant cernable, moderne tout en restant classique. La voix de Kûrsch prend le dessus par un échange parfaitement maîtrisé entre un timbre directeur et mélodieux, et un autre plus discret et grave. Les solos d'André Olbrich sont merveilleux et ne semblent pas se détacher des refrains, toujours aussi variés, et de la performance du nouveau batteur, Frederik Ehmke qui ne démérite pas non plus. Le tout, même si complexe, est bien structuré.
« Carry The Blessed Home » est un ballade, mais une ballade à
« Another Stranger Me », « Straight Through The Mirror » et « Lionheart » sont des titres plus Heavy et plus Speed. On s'approche plus des sonorités classiques du groupe, les refrains étant pourtant modernes et progressifs, et se transformant fabuleusement en des solos.
« Skalds and Shadows » est la pause acoustique incontournable. La voix étonne toujours par ce double jeu entre le timbre mélodieux et le timbre grave, la guitare joue sur un fond de violons et de flûtes, une mélodie celtique, médiévale adressant un clin d'oeil à l'ambiance instaurée par l'oeuvre de Tolkien qui manque à cet album, ce titre abordant une légende nordique. Ce titre possède un potentiel énorme d'un morceau classique.
« The Edge » est le titre le plus puissant et le plus Heavy de l'album. La mélodie est grandiose, et chevauche une limite entre le Heavy et le Power...et a un certain côté Boogie très particulier, une limite que Hansi viole par sa voix, mettant de son âme pour crier sur quelques parties.
« The New Order » et « Dead Sound Of Misery » cloturent le disque sur des sonorités plus progressives et plus modernes. Sans ajouter du nouveau à l'ensemble, ils semblent pourtant porteurs d'espoir.
En somme, « A Twist In The Myth » est un album qui sonne sur la limite entre les précédents albums du groupe. Power Metal, Heavy gothique, sonorités médiévales et celtes épiques, des instrumentistes au jeu lumineux sur les riffs et les solos, mais aussi la batterie, le tout accentuée par la voix merveilleuse de Kûrsch sombre, mélodieuse et prolongée par des choeurs divins et travaillés, textes mélangeant réalité, oeuvres fantastiques et mythologie (d'où nous devinons le titre de l'album), voilà la recette qui a conduit Blind Guardain à frôler la perfection sur cet album. Cette oeuvre est classique mais moderne et progressive, complexe, technique, mais accessible, riche mais compréhensible. Blind Guardian signe un de ses meilleurs albums, si ce n'est le meilleur et s'impose logiquement et simplement comme le meilleur groupe de sa catégorie.
Tool fait partie de ces groupes qui constituent un cas à part sur la scène musicale. Bien que leur style soit impopulaire, leurs oeuvres s'imposent paradoxalement à la tête des différents Charts mondiaux. Tool possède une véritable armée de fans fidèles au combo et totalement accros à sa musique tribale.
En effet, depuis « Lateralus », son dernier chef d'oeuvre paru il y a cinq ans, Tool n'avait rien pondu. Le groupe se faisait un plaisir à travailler sur des side-projects, « The Melvins » et « A Perfect Circle » en tête, laissant ses fans s'impatienter à réécouter inlassablement sa fabuleuse discographie. Le nouvel opus tardait à sortir et pour cause, le groupe disait prendre tout son temps à cherche de nouvelles pistes et de nouveaux éléments pour renouveler son style.
C'est donc après une interminable attente que ce « 10 000 Days » sort dans les bacs, et les critiques sont d'ores et déjà très divisées à son sujet.
Le disque commence par la chanson la plus accessible à l'oreille. « Vicarious » est un morceau calme mais solide centré autour d'un duo guitare arpége - basse sur le fond d'une batterie perfectionnée dont la double pédale, bien qu'en arrière plan, donne une toute autre dimension et ambiance à ce morceau. Le chant y commence par des chuchotements pour changer sur certains passages en des cris. Mettant en avant le côté sombre du morceau, il offre avec la batterie une touche émotionnelle unique à Tool. « Jambi » continue sur le même rythme. Cette chanson est linéaire et calme, elle évolue par rapport au morceau qui la précède en donnant l'impression que l'album monte dans le ton, les riffs sont plus rapides mais le morceau reste calme. Tool frôle la limite entre le soft et le Heavy Metal : un coup de maîtres.
« Wings For Marie : Part 1 » constitue l'apogée de bonheur du disque. Une guitare apaisante simple mais belle, une basse dont les notes semblent on ne plus parfaitement temporisées, une batterie douce et une voie divine qui se veut de représenter les voix d'ange, en suivant le contexte des paroles. « 10 000 Days : Part 2 » en est la suite, la basse devient plus hypnotisante, la voix plus dure et les effets de pluie et d'orages ne font que compléter le portrait. Le tempo augmente pour accompagner les voix en choeurs qui, couplés à la voix douce du chanteur, font de ce morceau un tableau artistique sublime. C'est le morceau le plus réussi.
Les morceaux ensuite semblent traîner dans les pattes de « Jambi » puisque « The Pot » et « Lipan Conjuring » sont deux morceaux dont l'ambiance se situe dans cette mystérieuse limite entre Soft et Heavy, une limite que Tool semble bien maîtriser.
« Lost Keys » est un morceau étrange et lourd. Les riffs varient entre un tempo déchaîné et un autre nettement plus calme et endormi. On entend même des halètements à la fin, et ça résume tout. « Rosetta Stoned » en est la continuité, l'émotion que ce morceau dégage est douloureuse, souffrante et le chant fond de manière très intelligente dans cette ambiance.
Les trois derniers morceaux sont nettement plus calme, et semblent, somme toute faite, le calme qui règne dans un esprit endolori après une souffrance sans limites. L'ambiance y est rêveuse. La symbiose entre les instruments et le chant forme une atmosphère unique à Tool.
« Viginti Tres » est le parfait Outro de ce disque, une descente sur terre après une jouissance musicale hors du commun.
Finalement, ce disque est un de ces bijoux dont seul Tool connaît le secret. Il constitue aussi une progression logique dans un processus musical hors normes. Le chant mais surtout la batterie ont incroyablement progressé depuis 1991. Le changement de ton dans les différents couplets et la double pédale des plus calmes qu'on pourrait entendre en sont les preuves. La charge émotionnelle est peut être plus touchante et plus tranchante que jamais.
Tool confirme encore que son style et son genre sont indéfinies et restent dans un moyen lieu entre tous les genres musicaux. Ce disque est un joyau à écouter et à savourer. On espère seulement que la rumeur selon laquelle « 10 000 Days » soit la période à attendre avant la sortie du prochain album, soit fausse.
| Septicflesh |
| Yep!nice shot le MGBS, félicitations,... |
| 03/05/08 00:49 plus... |
| par Mephisto |
| Festival Méditerranéen de la... |
| L'article date du 22/08/2007 depuis il... |
| 18/03/08 19:19 plus... |
| par demonark |
| ABBA en deuil |
| erff c'est bien malheureux de finir de... |
| 18/03/08 18:57 plus... |
| par demonark |
| Festival Méditerranéen de la... |
| y a rien de tout ça... y aura Drak... |
| 18/03/08 11:56 plus... |
| par Dark Shark |
| Elvenking |
pas mal du tout!
|
| 27/01/08 23:51 plus... |
| par RargouTia |